Renégociation d'emprunt : Pour alléger la facture des crédits à taux fixes

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En cas de baisse des taux, demandez à renégocier le taux de votre crédit, afin d’en réduire le coût total. Cette nouvelle condition s’obtient soit auprès de la banque prêteuse, soit auprès d’une autre.

Même si la période actuelle est plutôt à la stagnation des taux, la vigilance s’impose pour le jour où ces derniers baisseront et deviendront inférieurs à celui auquel vous avez emprunté. L’intérêt de la manœuvre est de décrocher un “nouveau prix” de l’argent, inférieur, qui permettra de réduire le coût total de l’emprunt, soit en allégeant les mensualités et en conservant la même échéance, soit en raccourcissant la durée du crédit sans toucher aux remboursements mensuels, soit, mieux encore, en combinant les deux. Mais la renégociation d’un emprunt n’est pas toujours liée à la baisse des taux. Elle peut avoir lieu si vous rencontrez des difficultés financières et si vous souhaitez baisser vos mensualités, quitte à rembourser plus longtemps.
Il reste qu’une opération de renégociation n’est pas gagnante à tous les coups. Avant de vous lancer dans ce type de démarches, mieux vaut donc mettre tous les atouts de votre côté.

 

RÉSERVÉ AUX PRÊTS A TAUX FIXES

Seuls les titulaires de prêt à taux fixe sont vraiment concernés par un éventuel réexamen des conditions de leur crédit. En effet, ceux qui ont souscrit un emprunt à taux révisable ont déjà bénéficié des éventuelles baisses des taux pratiquées, et on ne voit évidemment pas l’intérêt qu’ils auraient à passer à un taux fixe.

 

CHOISIR LE MOMENT OPPORTUN

Une renégociation n’est envisageable qu’à deux conditions.
 - D’abord, la différence de taux entre celui du prêt initial et celui du nouveau doit d’être d’au moins 1,5 ou 2 %.
 - Ensuite, le prêt en cours doit être “jeune’ Autrement dit, il ne doit pas avoir dépassé le premier tiers de sa durée de vie. Ainsi, un prêt sur 20 ans ne doit pas avoir plus de 7 ans. En effet, les mensualités payées les premières années étant largement consacrées au remboursement des intérêts, c’est en début de prêt que le gain est appréciable.
 Attention : Réduire le taux du crédit ne suffit pas. Pour obtenir une économie notable, mieux vaut avoir devant soi de nombreuses années de remboursement.
 - Exemple : Réduire de 100 € la mensualité de remboursement d’un crédit dont il reste 3 ans à courir fait économiser 3 600 € (100 € x 36 mois). S’il reste 15 ans à payer, en revanche, le gain se montera à 18 000 € (100 € x 180 mois). La règle avancée par les professionnels indique qu’il faut encore au moins 10 ans de crédit et 50 000 € à rembourser.

 

RESTER DANS SA BANQUE

Première démarche demander à votre banque une révision du taux du crédit contracté quelques années auparavant. Cette dernière ne va pas apprécier cette requête. Au premier rendez-vous, le chargé de clientèle se gardera de faire une offre. Au mieux, il vous proposera de revenir le voir, avec en main une offre concurrente. Prenez-le au mot, et revenez le voir avec une offre sérieuse. Là encore, rien n’est gagné. La banque peut rester sourde à toute sollicitation, rien ne l’obligeant à accéder à votre demande. Sa réaction dépendra en grande partie de la qualité de votre dossier et de la relation globale qu’elle entretient avec vous.
Si la banque accepte la renégociation, la révision des conditions ne donne pas l’assurance de décrocher un taux canon. Le nouveau taux s’apparentera davantage à un taux intermédiaire, situé à mi- chemin entre le taux initial et le taux d’appel. Néanmoins, rester dans votre banque représente la situation la plus simple et, surtout, la plus économique. Dans ce scénario, vous n’aurez pas à payer d’indemnités en cas de remboursement anticipé. Vous devrez éventuellement acquitter des frais de dossier. Mais, là encore, tout est une question de négociation.

 

ALLER VOIR AILLEURS

Si votre banque refuse de renégocier, adressez-vous à un autre établissement, afin qu’il rachète votre prêt en cours et vous en propose un autre moins cher dans la foulée. Pour décrocher des propositions de rachat, faites jouer la concurrence en faisant vous-même le tour des banques, ou en confiant cette mission à un courtier immobilier. Pour que la renégociation soit vraiment payante, le gain engendré doit au moins couvrir l’ensemble des frais suscités par la mise en place du nouveau prêt, à savoir l’indemnité en cas de remboursement anticipé une nouvelle garantie financière et des frais de dossier.

 

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